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Sorcellerie et justice en Morbihan

La sorcellerie a depuis tout temps suscité chez les hommes des sentiments opposés allant de l’attirance inavouable à la crainte irrationnelle. À l’occasion de la dernière Nuit du Droit organisée par le tribunal de grande instance de Lorient et axée sur cette thématique, les fonds d’archives judicaires ont été scrutés via ce prisme. 

Alors qu’en est-il dans le Morbihan ?

Quelques procès impliquant superstition, impiété et sacrilèges sont conservés aux archives départementales du Morbihan pour le 18e siècle. Cérémonies magiques, pacte écrit avec du sang de taupe, ou encore chandelles faites avec de la graisse de pendu, tels sont les éléments relevés dans les dossiers de procédure judiciaire.
De sorciers à guérisseurs, la frontière peut sembler mince pour une population morbihannaise éloignée des professionnels de santé. Au 19e siècle, la justice tranche sur des affaires qui relèvent de l’escroquerie ou d’exercice illégal de la médecine. Ainsi, un buraliste de La Gacilly est condamné pour mauvais traitements après avoir appliqué sur son « patient » un onguent réalisé par ses soins et constitué « de sang de dragon, de cinabre [sulfure de mercure] et de vieilles semelles à soulier ».
 

À lire sans tarder !

La nouvelle publication - Sorcellerie et justice en Morbihan, 18e - 20e siècles - exhume ces dossiers judiciaires de messes noires, et de prétendus guérisseurs.

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