Le Morbihan agricole entame une mutation profonde dès l’après-guerre. Les pratiques paysannes se modernisent, portées par la vulgarisation agricole : la diffusion de nouvelles techniques et de conseils directement sur le terrain. Retour sur cette « révolution silencieuse » qui, dès les années 1950, fait entrer le département dans l’ère de la productivité.
Une agriculture endormie

À partir de 1945, l'heure est à la reconstruction et à la modernisation du pays. La vie quotidienne de la population des villes est marquée par la pénurie alimentaire et les tickets de rationnement. 72 % du territoire métropolitain français est occupé par l’agriculture en 1950. En 1955, la France compte 2,3 millions d'exploitations agricoles. La population active agricole, familiale et salariée, atteint alors 6,2 millions de personnes en 1955, soit 31 % de l'emploi total en France.
C’est dans ce contexte que l’État engage une action volontariste en faveur de l’augmentation de la productivité. En 1946, l’institut national de la recherche agronomique (INRA) est créé. Le volet agricole du plan Marshall introduit en France, à partir de 1948, le maïs hybride et les machines agricoles motorisées. Les premiers plans nationaux sont relayés en Bretagne par un plan régional qui définit les moyens nécessaires à l'amélioration de l'économie bretonne.
Au début des années 1950, le Morbihan se définit comme un pays « essentiellement agricole et profondément agricole »(note). Sur les 520 000 habitants que compte le département en 1950, la population rurale représente environ 360 000 personnes.
Le Morbihan se dessine en trois visages géographiques. Sur le littoral, malgré la douceur du climat, les sols granitiques peu profonds limitent la rentabilité à l'exception notable des ceintures maraîchères entourant Vannes et Lorient. Au centre, les Landes de Lanvaux s’étirent une bande de vingt-cinq kilomètres de large. Sur les plateaux, les bois de pins dominent, tandis que les versants des coteaux accueillent quelques champs, surplombant des fonds de vallées aux prairies souvent trop humides pour être pleinement exploitées. Enfin, le Nord offre des terres schisteuses plus profondes et fertiles. Le blé, les betteraves fourragères et les choux y abondent, tandis que les pommiers à cidre parsèment une campagne où l'élevage et l'engraissement des bêtes sont mis à l'honneur (note).
L'agriculture morbihannaise de l'époque est marquée par une structure très morcelée : plus de 50 000 exploitations dont la superficie moyenne n'excède guère 10 hectares. Le modèle prédominant est celui d'une polyculture familiale pratiquée sur de petites fermes disséminées dans la campagne. Ces exploitations, aux parcelles dispersées, aux bâtiments vétustes possèdent un équipement rudimentaire (note).
Les cultivateurs morbihannais exploitent environ 305 000 hectares de terres labourables, une proportion élevée de landes et de terres incultes (23 %) demeure, héritage de sols maigres et d'un manque de capitaux. Le blé s'impose comme la culture principale avec 55 000 hectares. Il est étroitement suivi par l'avoine et la pomme de terre, cette dernière occupant 34 000 hectares tant pour la consommation que pour la revente de semences. Le maraîchage se focalise, lui, sur la culture de petits pois, haricots verts et choux tardifs.
L'élevage bovin domine, porté par la petite vache bretonne pie noire aux excellentes performances laitières. L'abondance du bétail impose une production fourragère massive. Les agriculteurs consacrent ainsi 64 000 hectares aux betteraves, rutabagas et choux fourragers, complétés par 38 000 hectares de fourrages annuels.
Cette économie est fragile et l'exode saisonnier devient une stratégie de survie. Environ 4 000 cultivateurs quittent temporairement le Morbihan chaque année pour s'embaucher lors des gros travaux agricoles dans des régions plus riches comme la Beauce, la région parisienne ou l’île de Jersey. Ils y cherchent des salaires plus attractifs tout en étant logés et nourris (note).
En 1956, le directeur des services agricoles du Morbihan entrevoit un avenir plus brillant et note avec satisfaction : « À l’heure actuelle on peut affirmer que l’électrification des campagnes est pratiquement terminée (à part 15 000 cultivateurs) et que la plupart des écarts sont désormais desservis par des chemins dont bon nombre sont goudronnés et comptent parmi les plus beaux de France. Ainsi le Morbihan a su bien utiliser pour ses villages, une bonne part des quelque 5 millions de francs qui lui furent octroyés depuis juillet 1948 sur le fonds de modernisation et d’équipement sans compter l’énorme effort de l’assemblée départementale. Un démarrage impressionnant a été enregistré en matière de remembrement avec 8 000 ha terminés intéressants 7 communes. 15 affaires sont en cours pour 40 000 ha et 42 communes sont demanderesses pour 110 000. Le nombre de tracteurs est passé de 106 en 1927 à plus de 4 500 aujourd’hui et une vive impulsion a été donnée par la subvention de 15% pour achat de matériel. Grâce au Crédit agricole, des milliers de fermiers sont devenus propriétaires. La possibilité d’acheter davantage d’engrais, de disposer de meilleures semences, de reproducteurs sélectionnés grâce au contrôle laitier et de matériels plus efficaces et plus rapides a contribué à accroître les rendements et améliorer les résultats.(note)» Au milieu des années 1950, le Morbihan amorce ainsi sa transformation grâce à l’action publique mais aussi grâce à la vitalité des initiatives privées.
La révolution silencieuse
Avant même l’intervention systémique de l’État, des initiatives privées voient le jour sous l’impulsion d’agriculteurs désireux de progrès.
Après 1945, le mouvement des Jeunesses Agricoles Catholiques (JAC) connaît un tournant : les jacistes se font désormais les ardents militants de la modernisation des campagnes. Il s'agit de transformer aussi bien les outils que les méthodes de culture. La JAC préconise en particulier l'adoption de la mécanisation et des engrais. Elle joue ainsi un grand rôle dans la « révolution silencieuse », selon les mots de son secrétaire général Michel Debatisse, que vivent les campagnes françaises dans les années 1950. La JAC connaît alors un grand succès : son congrès organisé au Parc des Princes du 12 au 14 mai 1950 à l'occasion de son vingtième anniversaire réunit 70 000 jeunes qui clament leur volonté de bâtir des campagnes modernes et humaines.
De leur côté, le ministère de l’agriculture et le commissariat général au Plan encouragent sur des territoires différents de l’Hexagone des expérimentations. Saint-Laurent-sur-Oust devient l’un des sept « villages-témoins » de l’opération (note). Créé en 1951, il apporte la preuve irréfutable de l'efficacité du progrès encadré. Sous la conduite d’un ingénieur agricole, 49 exploitants de la commune morbihannaise modernisent leurs pratiques : achat de semences sélectionnées, fumures plus équilibrées et meilleur travail du sol. Les résultats sont spectaculaires avec une hausse des rendements de 26 % pour le blé et 15 % pour la pomme de terre. Cette réussite confirme une leçon essentielle : les résultats sont « heureux » dès qu'un technicien est mis à disposition des cultivateurs (note). Pour autant, ces résultats méritoires sont insuffisants au regard de l’immensité des besoins.
Le Ministère de l’agriculture en lien étroit avec les chambres d’agricultures et les syndicats agricoles élargissent alors en 1952 le périmètre de ces expérimentations à des « zones témoins »(note) où les exploitants sont encouragés à adopter de nouvelles techniques et des outils modernes. Dans le Morbihan, la zone -témoin de Meslan-Berné est créée six ans plus tard, en 1958. La DSA présente le projet en ces termes : « au même titre que pour le village témoin de St-Laurent-sur-Oust, mais sur une plus vaste échelle puisqu’elle englobe 3 fois plus de cultivateurs, cette zone va constituer désormais un test intéressant (note) ».
En parallèle, certains agriculteurs décident de se réunir au sein de groupe d’études : les centres d’études techniques agricoles (CETA) (note). D’abord cantonnée aux régions de grande culture, le mouvement des CETA s’étend ensuite aux régions de petites et moyennes exploitations, suscitant l’enthousiasme des jeunes agriculteurs formés par la JAC. Les CETA appliquent une méthode basée sur des petits groupes autonomes d’une quinzaine d’agriculteurs constitués en association loi 1901 qui confrontent leurs problèmes et partagent leurs expériences individuelles sur leurs exploitations pour élaborer un questionnement ensuite soumis à un conseiller rémunéré par le groupe. Ce mode d’action en groupes autonomes et responsables est en adéquation avec les idéaux de la JAC, l’ingénieur étant au service du groupe. Certains agriculteurs morbihannais s’emparent du sujet et s'organisent eux-mêmes pour rompre leur isolement technique.
C’est dans cet esprit que naît, en décembre 1952, le CETA de Sud-Vilaine à Saint-Dolay (note). Ce groupement réunit un petit nombre de cultivateurs unis par un « réel désir de bien faire (note)», organisant des journées d’études et des démonstrations pour parfaire leur formation.
Afin que la vulgarisation atteigne la totalité des territoires, l’État par ses Directions de Services Agricoles (DSA) crée des Foyers de progrès agricole qui pratiquent une vulgarisation de masse à travers l’enseignement agricole pour les garçons et l’enseignement ménager pour les filles et des centres de démonstration Dans le Morbihan, un premier foyer agricole est créé en 1956 à Pontivy (note). Il sera suivi de trois autres foyers Hennebont, La Roche-Bernard, Ploërmel (note).
Dans son rapport annuel de 1957, la DSA indique : « La Direction des Services agricoles et les organismes : Association Départementale des Syndicats d’Élevage et Société départementale d’Agriculture, possèdent en l'Agriculteur du Morbihan un bulletin de liaison très efficace. Ce petit journal est servi à 14 890 abonnés dont beaucoup sont des emprunteurs.au Crédit agricole. Nous y présentons le 1er et le 15 de chaque mois, l'essentiel de ce que doit connaître tout cultivateur avec 1e souci de faire naître un peu plus de progrès et de mieux être dans nos campagnes. (…) 90 conférences, parfois agrémentées de projections cinématographiques et complétées par des échanges de vues ont été suivies par de nombreux auditoires qu'on peut chiffrer dans leur ensemble à plus de 10 000 personnes. (note) »
Extraits de L'Agriculteur du Morbihan. De gauche à droite, n°18, p.3, 1er octobre 1958 ; n°1, p.3, 1er janvier 1959. Archives départementales du Morbihan, 2180 W 345
Pour autant, la DSA du Morbihan a conscience que « les renseignements donnés par la presse, la radio, le cinéma ou la conférence paraissent, quoique utiles, assez souvent inadaptés. Non seulement l’agriculteur a soif de détails mais il veut encore qu’on les lui donne chez lui, à domicile, dans son exploitation et pour son exploitation. »(note) Elle prône donc la création de postes de conseillers agricoles qui « sont des techniciens qui vivent en contact direct et permanent avec les agriculteurs pour leur fournir les informations nécessaires à l’amélioration de leur production et de leur niveau de vie. (note)». Elle évalue le bénéfice de la vulgarisation agricole pour le Morbihan en ces termes : « Lorsqu’on pense en effet que notre production, de l’ordre de 2 500 à 3 000 unités fourragères à l’hectare, pourrait être portée, sans gros investissements, à 6 ou 7 000 unités ; lorsqu’on songe que l’accroissement de 2 quintaux de céréale en moyenne à l’hectare est du domaine des réalisations immédiates et ce simplement par le choix plus judicieux de semences, alors apparaît de manière éclatante et irréfutable l’énorme rentabilité de la vulgarisation et les bienfaits à en attendre non seulement du point de vue technique mais du point de vue général et surtout social. »(note)
En 1958, un arrêté préfectoral du 7 janvier en application du décret ministériel du 18 février 1957(note) donne naissance à un comité départemental de la vulgarisation et du progrès agricole qui se réunit pour la première fois le 14 janvier 1958.
En 1959, face aux initiatives privées (CETA) et publiques (Foyers de progrès agricole), l’État définit par un décret(note) le statut officiel de la vulgarisation agricole. Ce mouvement consiste en la diffusion des connaissances techniques, économiques et sociales nécessaires aux agriculteurs pour élever leur niveau de vie et améliorer leur productivité. Il confie cette mission aux Chambres d’agriculture mises en place depuis les années 1920.
Le rôle central des Chambres d’agriculture
Le service technique de la Chambre d’agriculture du Morbihan en charge de la vulgarisation se développe très vite avec des conseillers agricoles qui ont pour rôle de former et de donner des conseils techniques au sein des groupements de vulgarisation agricole.
Alors que le service ne compte encore que sept conseillers en 1958, le dispositif change d'échelle en à peine quelques années. Pour répondre à la demande, les conseillers sont déjà 35 en 1962, avant de franchir le cap des 50 professionnels en 1964. En l'espace de six ans, cet effectif est multiplié par sept.
Sur le terrain, la vulgarisation se poursuit avec le 2 décembre 1959 la création de l’Union départementale des Groupements de Vulgarisation Agricole (GVA). Cette structure naît d'une ambition forte : fédérer les énergies pour soutenir l’action des groupes locaux, encourager la naissance de nouvelles sections et assurer la formation de conseillers agricoles. Elle s'inspire de la réussite du premier groupe cantonal, celui de Mauron, qui avait ouvert la voie dès 1957.
Le succès de ce modèle est fulgurant. Au sein de chaque canton, les agriculteurs s'organisent en élisant des délégués de quartier qui constituent le conseil d’administration et le bureau. Cette proximité permet de répondre aux besoins réels du monde rural à travers deux leviers : la vulgarisation de contact (visites individuelles, démonstrations et journées de formation pour les adhérents) et la vulgarisation de masse (conférences publiques, voyages d'études et articles techniques dans Le Paysan Morbihannais).
L'adhésion des cultivateurs à ce nouveau modèle est massive et rapide. Alors que l’on comptait seulement 491 exploitations adhérentes en 1958, leur nombre grimpe à 600 dès l'année suivante. Le mouvement s'accélère de façon spectaculaire au début de la décennie suivante pour atteindre 1 846 exploitations en 1963, puis 2 675 en 1964, marquant l'entrée définitive du Morbihan dans l'ère de l'agriculture moderne et partagée.
La reconnaissance du rôle de la femme
Les pionniers du mouvement prennent rapidement conscience de la nécessité d’entrainer les agricultrices dans cette faim de modernisation qui bouleverse leur environnement. Ainsi, la généralisation de la collecte laitière par les industries transforme radicalement le quotidien des femmes. Jusqu’alors, elles valorisaient le lait en le transformant elles-mêmes en beurre. Sa vente au marché leur assurait un revenu propre et une précieuse indépendance financière au sein du couple.
Le 25 juin 1960, la chambre d’agriculture décide de recruter deux conseillères. Dès 1963, 16 sections féminines se forment dans les GVA existants : Allaire, Baud, Elven, Le Faouët, La Gacilly, Guémené, Guer, Malestroit, Mauron, Muzillac, Ploërmel, Plouay, Pont-Scorff, Questembert, Rohan, La Roche-Bernard.
Les femmes laissent la technique agricole aux hommes et se forment sur l’administratif et la comptabilité, la gestion de leur temps de travail, la vie sociale au sein de l’exploitation (relation avec les beaux-parents), mais aussi les conditions de vie et d’hygiène, puis plus tard l’embellissement des fermes puis des maisons.
Se pose cependant entre elles très vite la question de leur place dans l’agriculture. Lors des congrès départementaux décennaux, elles étudient leurs conditions et leurs demandes d’évolution. L’absence de diplôme les encourage à mettre en place une formation de 240 heures, puis le brevet professionnel agricole féminin.
Elles revendiquent surtout un vrai statut professionnel, distinct de leur statut matrimonial. Les premières réponses juridiques prennent la forme d’outils collectifs : création des GAEC (1962), puis surtout obtention en 1980 d’un statut de « co‑exploitante », qui permet aux femmes d’accomplir des actes administratifs et reconnaît leur place dans la gestion de l’exploitation. La création des EARL en 1985 et du statut de « conjoint collaborateur » en 1999 renforce la reconnaissance du travail féminin et améliore leur protection sociale (maladie, retraite), rendant les femmes enfin « visibles » dans les statistiques agricoles.
Des sources désormais disponibles à la consultation en salle de lecture
Les fonds relatifs à la vulgarisation agricole sont confiés aux archives départementales du Morbihan depuis 2016 sous la cote 13 ETP.
Le versement 13 ETP 1 regroupe les documents relatifs à l’union départementale des groupements de vulgarisation agricole, le versement 13 ETP 3 comporte les archives des groupements de vulgarisation de l’est du département. Le versement 13 ETP 4 regroupe les nombreuses diapositives des évènements organisés par l’union départementale ainsi que les supports de formation des conseillères agricoles.
Ces fonds sont d’une grande richesse pour l’histoire du développement de l’agriculture dans le Morbihan des années 50 à 90, mais aussi pour l’histoire sociale des campagnes de ces mêmes années avec l’arrivée de l’électroménager, des tracteurs, des machines à traire... Les comptes rendus des voyages d’étude permettent également de comparer les situations entre les différents départements ou pays visités.
Les dossiers de la direction départementale de l'agriculture et de la forêt sont également une source de premier ordre. Conservés sous la cote 943 W, les documents abordent, entre autres, l'aménagement et l'amélioration des pratiques culturales et d'élevage, l'enseignement et formation professionnelle, la vulgarisation agricole, les actions sociales et culturelles, les réformes des structures d'exploitation, l'économie et statistiques, les coopératives et groupements de producteurs.
Notes de l'auteur
- Direction des services agricoles du Morbihan, extrait d’une note, 28 février 1950. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39. Direction des services agricoles, extrait de la réponse au questionnaire sur la situation de l’exploitation rurale, 26 avril 1951. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39.
- Direction des services agricoles, extrait d’une note, 28 février 1950. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39.
- Direction des services agricoles, extrait de la réponse au questionnaire sur la situation de l’exploitation rurale, 26 avril 1951. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39.
- Direction des services agricoles, extrait du bilan de l’évolution de l’agriculture morbihannaise depuis 30 ans [1956]. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Recherches génétiques, améliorations foncières telles que le remembrement, amendements des sols, spéculations culturales, adaptation des races et des plants, amélioration de l’habitat par le recours à l’adduction d’eau ou à l’électricité, perfectionnement de l’outillage et des transports, sont au programme de ces “ villages-témoins ”. Dans le Gers, la Haute-Garonne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, le Morbihan, l’Allier et l’Isère, ce sont en tout sept “ villages-témoins ” qui voient le jour entre 1949 et 1951. Renaud Gratier de Saint-Louis, « Les Vaches du progrès . Révolution fourragère et zone-témoin dans la montagne beaujolaise (1950-1970) », Ruralia [En ligne], 10/11 | 2002, mis en ligne le 10 juillet 2006, consulté le 02 mars 2026. URL : http://journals.openedition.org/ruralia/29
- Direction des services agricoles, extrait de l’inventaire des organismes et initiatives concernant l’enseignement et la vulgarisations agricoles, 4 mai 1956. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Circulaire du ministère de l’agriculture du 30 juin 1952.
- DSA, rapport annuel 58-59. La zone de Meslan-berné regroupe en 1960 77 adhérents réunissant 900 ha de surface agricole. La zone-témoin est prolongée de deux ans, soit jusqu’au 1er septembre 1965 et couvrira désormais l’ensemble des 2 communes de Meslan et Berné. Une deuxième zone témoin est envisagé alors s’étendant sur le canton d’Allaire. (RA 1960).
- Le premier CETA apparait dès 1944 en Seine et Oise. Il impulse la création de l’institut d’organisation scientifique du travail en agriculture (IOSTA) afin de favoriser la création de d’autres CETA.
- Les statuts (association loi 1901) sont déposés à la préfecture de Vannes en 1953. Direction des services agricoles, extrait de l’inventaire des organismes et initiatives concernant l’enseignement et la vulgarisations agricoles, 4 mai 1956. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39. En 1959, les communes de Caudan et de Pont-Scorff voient, chacune, la création d’un CETA (RA 1959)
- Direction des services agricoles, extrait de l’inventaire des organismes et initiatives concernant l’enseignement et la vulgarisations agricoles, 4 mai 1956. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extraits du rapport annuel de 1957 [janvier 1958]. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extraits du rapport annuel de 1960 [juin 1961]. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extraits du rapport annuel de 1957 [janvier 1958]. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extraits du rapport sur la création de conseillers agricoles, 14 mars 1956. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extraits du rapport sur la création de conseillers agricoles, 14 mars 1956. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extraits du rapport sur la création de conseillers agricoles, 14 mars 1956. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Direction des services agricoles, extrait du rapport annuel de 1957, 1958. Archives départementales du Morbihan, 943 W 39
- Décret n°57 184 du 18 février 1957 crée un Conseil national et des comités départementaux de la vulgarisation et du progrès agricoles. Il organise donc la gouvernance, la concertation entre État et professions agricoles, et la programmation de la vulgarisation.
- Décret n°59 531 du 11 avril 1959 portant statut de la vulgarisation agricole. Il définit le statut de la vulgarisation : structures de vulgarisation (groupements, services), modalités d’agrément, financement, place respective de l’État et des organisations professionnelles. Il consacre la prépondérance des groupements de vulgarisation agricole par rapport aux anciens services administratifs (DDSA). Le décret de 1957 met en place les organes de décision et de coordination, alors que 1959 codifie le système lui même (acteurs, règles, moyens) pour la vulgarisation agricole.








